Inspirés par une belle, par leurs aventures, ou par des sujets plus...coquins, les Hobbits sont parfois poètes...Voici quelques-unes des oeuvres réalisées par les joueurs du grandeur nature Hobbit.
Lettre ouverte à Arwen
par Samsuffi Grosbidon (Nando)
A vous tous qui participâtes aux deux fours, je voudrais dédier ce poème, en mémoire à ma tendre Arwen tombée sous les coups malelfiques de l'ennemi, passée malgré elle du côté obscur. Ainsi que notre bon Cugel, tombé sous le coup d'une crise d'asthme probablement transmise par Volmort:
Par une nuit étoilée, je vis la tendre Arwen
Et mon coeur fut brisé, morcelé, mis en chaîne
Tout mon sang bouillonnait, palpitait dans mes veines
Mon front d'amour brûlait, je devais la faire mienne
Un baiser passionné, je volai sur ses lèvres
J'en fus tout enivré, j'en titubai de fièvre
Envahi de passion, à nulle autre pareille
J'en perdis la raison, la joie et le sommeil
Mon épée je brandis, je fis le Matamore
Je braillai toute la nuit, fis le fier et le fort
Mais elle était d'ailleurs, elle ressentit l'appel
Je vis mon âme soeur, repartir dans le ciel
Depuis je ne vis plus, lorsque je pense à elle
J'en suis tellement mordu, ma vie n'est plus que fiel
Je l'ai cherchée partout, par collines et par monts
J'ai erré comme un fou, à travers la région
Traversé les rivières, les bois et les forêts
Les montagnes et les mers, ne la revis jamais
Je jetai tout mon coeur, dans cette triste aventure
Mais je reviens en pleurs, dans la déconfiture (de myrtilles)
Que m'importent Volmort, Arachar, la Comté
Je recherche la mort, pour pouvoir apaiser
Cette douleur qui me brûle, étouffe mon poitrail
Aigrit ma vésicule, envahit mes entrailles
Si ma vie n'a plus sens, qu'elle serve à mes amis
Que toute cette violence, à jamais soit honnie
Et que les lourds nuages, qui pèsent sur la Comté
Balayés par ma rage, soient pour toujours levés
La ballade de Cugel
Par Cugel Culterreux (Shiva)
Je suis un humble paysan
hobbit velu de la campagne
qui s'est perdu il y a dix ans
dans le pays de la Saucisse
Je n'étais qu'un p'tit enfant
les mains pleines de frambousine
pendant la sieste de mes parents
j'avais envie d'exercice
C'est après un p'tit torrent
que le monstre ma coursé
vert, hargneux, plein de dents
qui brillaient comme des couteaux
Je m'enfuis donc en hurlant
vers un arbre où grimper
mais le monstre en bavant
finis par me rattraper
C'est un gros couteau tranchant
qu'il sortit de sa besace
et d'un coup des plus sanglants
Il me découpa le bras
Comme je perdais tout mon sang
j'ai vu une lumière blanche
pendant mes derniers instants
et j'ai bien cru être trépassé
Mais le destin m'ayant pris l'bras
en décida tout autrement
et c'est d'une branche vivante
qu'il donna son châtiment
C'était Pieds-Verts le dernier Ent
qui écrasa l'orc dément
d'une main de chêne aux doigts noueux
et n'en laissa que des fragments
Il me porta vers son amie
la Dame Arwen des anciens temps
tout en me garrottant le bras
et me serrant contre son flanc
Elle pris ses meilleurs onguents
à base de d'étoiles et de rosée
ses crèmes et ses pansements
pour me guérir et me soigner
Mais pour mon bras c'était raté
alors Pieds-Verts dans sa bonté
a décidé de me donner
un de ses doigts à me greffer
Et Dame Arwen dans sa magie
de sa belle voix a incanté
toute la puissance des éléments
et le miracle est arrivé
C'est inconscient et pâle comme linge
sur un sentier peu pratiqué
que j'ai été retrouvé
par mes parent tout affolés
Je suis un humble paysan
hobbit velu de la campagne
qui s'est perdu il y a dix ans
dans le pays de la Saucisse
Et depuis toutes ces années
c'est une branche pourtant vivante
qui à mon coude est attachée
pour le meilleur et pour le pire
Pour le pire car mes amis
d'abord joyeux et excités
ont tous été bien surpris
par sa puissante maladresse
P'tit à p'tit ils sont partit
après plusieurs accidents
j'étais sûrement trop dangereux
pour de bonnes et simples gents
Dans les montagnes j'me suis enfuis
afin d'ne plus risquer blesser
ma famille et mes amis
et c'est bien seul que j'ai vécu
Et depuis toutes ces années
c'est une branche pourtant vivante
qui à mon coude est attachée
pour le meilleur et pour le pire
Pour le meilleur car les oiseaux
ont décidé que sur mon bras
était un lieu tranquille et beau
afin d'y construire leur nid
Et c'est comme ça que j'ai appris
les chants des rossignols
qui à chaque midi
m'apportent les nouvelles
Je suis un humble paysan
hobbit velu de la campagne
qui s'est perdu il y a dix ans
dans le pays de la Saucisse
Je m'occupe de mes champs
et cultive le choux-baka
et quand il fait vraiment beau temps
j'aime à pécher l'écrevisse
Je suis un humble paysan
hobbit velu de la campagne
qui s'est perdu il y a dix ans
dans le pays de la Saucisse

Waaaaaah.
Oh bin dit...Voir que des joueurs se donnent la peine d'écrire de belles choses comme celles-ci entre deux Gns...
Ca fait chaud au coeur.
Bravo les artistes !
Lucien
après tant de merveilles, je reste sans voix.... Pleine d admiration...
Avec du retard, voici de quoi prolonger:
Délires druidesques de lami Frimoussin
sur le mode du rondeau redoublé
Dans la verte Comté, à lombre des bouleaux,
Sur une souche sèche, trône vénérable,
Il mest agréable douïr le chant de leau,
Qui inlassablement raconte ses fables.
Jai entendu parler pour la première fois,
Admiratif devant ce concert pur et beau,
Dune sombre contrée qui ne se trouvait pas
Dans la verte Comté, à lombre des bouleaux.
La saucisse sauvage, telle était son nom ;
Il paraît quon y trouve un objet formidable :
Une saucisse féroce, sise pour de bon
Sur une souche sèche, trône vénérable.
Il faut quen potion je change ce bien,
Mais il nexiste pas, mexclamais-je tout haut !,
Me rappelant soudain pourquoi et combien
Il mest agréable douïr le chant de leau.
Pardonnez ses délires à un vieux druide,
Dont le cerveau nest plus une terre arable,
Et râlant des propos cessant dêtre fluides,
Qui inlassablement raconte des fables.
Et qu'on ne dise plus jamais que la poésie est l'apanage des elfes.
Voici de bien beaux vers qui valent certes plus que trois cheveux.